Archives pour juillet 2008
Publié par Caro dans Ecosse
L’Ecosse est un pays sauvage, trés sauvage. On s’en aperçoit tous les jours …, dans certains coins des Highlands il n’y a rien mis à part “nous” et les animaux.
A la différence de la France où les animaux “sauvages” sont relativement difficiles à apercevoir du fait de l’urbanisation, des voies de ciculation ou tout simplement des gens, ici on peut en voir partout.
Biches, faons, lapins ou lièvres, grouses, cerfs, perdrix et faisans, macareux, phoques ou même marsouins sont à la portée de tous… au détour d’une route, d’une forêt, d’un chenal ou d’un lac pour les derniers.
Lorsqu’en France il nous arrive d’apercevoir 1 lapin de champ de temps en temps… ici ils se déplacent en bande et ce n’est pas 1 mais 10 que l’on voit dans les prairies… ou entre les tentes du camping.
Faut dire qu’en Ecosse, l’herbe est tellement verte et grasse que les lapins auraient tort de s’en priver.
Une randonnée de quelques heures et nous voici en compagnie de dizaines de biches paissant tranquillement sur l’herbe, leur faon à leurs côtés… sans avoir l’air de nous voir.
Une balade cotière de quelques centaines de mètres dans une réserve ornithologique et voilà des mouettes et leurs mouettons”, des macareux à visage de clown, des eiders noir et blanc, des espèces d’oiseaux-pingouins venus pour nicher et même un phoque au loin, empêtré dans sa graisse.
L’odeur est difficilement supportable !!!
L’Ecosse est le paradis des naturalistes en tous genres, de l’amateur que nous sommes au photographe professionnel. Nous n’avons malheureusement guère de photos à vous montrer… le lièvre traversant la route, le phoque sur l’île, le marsouin dans l’eau ne prenant pas la pose.
Malheureusement cette abondance de vie sauvage a ses inconvénients et il est plus que fréquent de voir des cadavres de lapins, belettes et même mouettes sur les routes.
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Publié par Caro dans Ecosse
ou Pick Your Own pour les intimes…
En Ecosse ce concept est assez répandu, il s’agit en traduction approximatived un “Ramasses le toi même”; c’est à dire d’un grand champ où il est possible de ramasser soi même ses fruits ou ses légumes.
Aujourd’hui, dans le sud de l’Ecosse (dans la région des Borders) nous avons croisé un PYO de fruits rouges, ce qui donnait “Borders Berries Pick Your Own”… ça en jette non?
Sur des hectares s’alignaient des fraises, des framboises, des groseilles, des cassis et 2 espèces relativement peu connues en France (voire inconnues)… des gooseberries (des groseilles à maquereaux toutes vertes et velues) et des tayberries (qui sont de l’avis du marchand un croisement entre une framboise et une mûre).
Un panier dans chaque main plus tard, nous voilà dans les champs en train de faire le plein de grosses framboises bien roses et bien charnues et de les imaginer baignant dans le yaourt.
Une bonne idée que ce PYO… à la fois ludique, avantageux pour le producteur et économique (4€ le kg de framboises) pour le consommateur qui paie un peu moins cher ses fruits en les ramassant lui même.
Nous on a beaucoup apprécié!!!!
Vivement que cela arrive à Grenoble.
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Publié par Caro dans Ecosse
Par choix de liberté (ou pas radinerie diront certains), nous dormons généralement au camping 1 nuit sur 3. Les 2 autres nuits nous les passons en “sauvage”, aprés avoir trouvé un coin sympa, calme et beau (la plupart du temps). Ainsi nous nous sommes parfois réveillés dans les bois, devant un château ou les pieds dans l’eau devant la mer.
Parfois aussi, nous galérons quelque peu à trouver un coin adequat.
Ce soir là, aprés 2 jours de “Highlands Games” à Perth, il nous fallait un peu de tranquillité et nous nous sommes garés sur un parking de départ de rando, en pleine forêt.
20 heures… nous, le camion et 2 voitures avec 2 gars seuls à l’intèrieur. J’ai rien osé dire (même si j’en pensais pas moins) mon esprit ayant parfois tendance à psychoter des situations imaginaires ! Et je me fais vite rappeler à l’ordre par un Jérémy cartésien.
20h05… une voiture part, une autre arrive. Toujours un homme seul à l’intèrieur.
20h10… la voiture part et la précédente revient.
Le manège continue jusqu’à 20h30… 5 voitures différentes avec 5 hommes seuls se succédent, se garent, repartent puis revienent. Histoire de rigoler malgré la situation fort angoissante (!!!), on s’amuse à compter les aller-retours des bagnoles.
206 bleu : 6 aller-retours en 30 minutes - Winner
BMW rouge : 5 aller-retours
Seat Ibiza Grise: 4.
Notez bien que toutes les voitures étaient des grosses caisses de kéké et c’était pas pour nous rassurer.
On en est tous rapidement arrivés à la conclusion que l’on dérangeait.
Que l’on dérangeait quoi? Aucune idée mais les conjectures fusent dans le camion… Deal de drogue? Prostitution? Pire????
Les 2 garçons trouvant eux mêmes ça chelou (j’en suis fort aise), on s’en va et on leur laisse leur emplacement. On retrouve nos 5 voitures et nos 5 gars sur un parking un peu plus loin.
Bizarre, vous avez dit bizarre? Oui… et un peu effrayant aussi non?
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Publié par Caro dans Divers
Données de base:
Camping car: 6 m²
dont cuisine: 1.5 m²
dont placards: 0.5 m²
dont plaques électriques: 2
Four : néant
Micro-ondes: néant
… et moi de faire un post sur la cuisine en camping car.
Parce que je suis sûre que vous vous êtes déjà questionné sur ce que nous mangions ou allions manger pendant nos 4 mois en camping car.
Bon vous l’aurez compris, il n’est pas aisé de faire de la grande cuisine ou de stocker beaucoup de choses (bien que l’on puisse rentrer beaucoup de paquets de spaghettis dans 0.5 m²!) dans aussi peu d’espace.
Alors il faut improviser et nos menus prennent souvent les formes suivantes:
* riz-thon-tomate où la recette de secours par excellence lorsque la flemme vous empêche de cuisiner une bonne blanquette aux pommes de terre !
* nouilles à la sauce ou au fromage,
* lentilles au pâté (pas trés connu mais trés bon et d’un apport nutritionnel intéressant),
* salades (ah ben oui car c’est pas parce que nous sommes en CC qu’il faut arrêter de manger ses 5 fruits et légumes par jour),
* féves au jambon (mais ça c’était surtout vrai en Espagne et au Portugal où nous pouvions trouver du vrai jambon de qualité),
* riz cantonais.
Je vous entends d’ici dire que nos menus ne sont guère variés… et c’est faux… parfois nous allons au restaurant pour manger des frites!
Bon, plus sérieusement, il a bien sûr été plus aisé de bien manger en Espagne et au Portugal qu’en Ecosse… néanmoins on s’en sort… et on marche aussi pas mal pour compenser un peu.
Mais bon faut dire aussi qu’il fait pas bien chaud dans ce pays.
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Publié par Jerem dans Ecosse
Pratiquer la rando en écosse, ce n’est pas tout à fait comme ailleurs, et on comprend vite pourquoi.
Premier point important, la météo : on a mis quelques jours à comprendre qu’il n’était pas vraiment nécesaire de lire le bulletin météo pour savoir à quoi s’attendre. Bien sur c’est fortement recommandé si on veut s’engager sur quelque chose de long ou de technique, mais ce qu’il faut bien comprendre c’est qu’ici la météo est une science plutôt approximative. Chez nous on dessine un soleil, un nuage ou de la pluie, on met la température et tout le monde sait à quoi s’attendre. Ici il faudrait mettre tous les jours un soleil à moitié caché par un nuage avec des gouttes de pluie en dessous, ce qui finalement n’apprend pas grand chose sauf que ça va changer toute la journée, comme tous les jours en fait. Alors on prend tous les vêtements qu’il faut pour toutes les situations : on se prend des rafales de vents dans la figure, ensuite le vent tombe et le soleil se montre alors on se découvre, jusqu’à se retrouver dans la brouillard et la bruine une demi-heure plus tard, et là on renfile tout jusqu’à la prochaine éclaircie. La bonne surprise est que même si on se prend des petites averses de temps en temps, le brouillard reste rare et on profite donc bien des paysages. On a même des très belles journées, et ça en Ecosse il faut le savourer.
Deuxième paramètre important : le terrain humide. Je ne parle pas d’herbe mouillée, de chemins un peu boueux et de petits ruiseaux à traverser. Ici le chemin se transforme régulièrement en ruisseau, la flaque de boue peut engloutir une chaussure entière et la mousse d’apparence inoffensive peut cacher un véritable marécage. Il faut un petit temps d’adaptation pour apprendre à bien sonder le terrain de son bâton, juger si cette touffe de mousse ne cache pas 20 cm d’eau et trouver le meilleur moyen de traverser le marécage de 5 mètres de large qui coupe d’un coup le chemin sans prévenir. Le secret réside dans des petits pas rapides, en répartissant bien son poids avec les batons, avec un saut final vers la pierre promise. Tout un art.
Pour s’orienter, il faut aussi s’attendre à quelques difficultés parce que rien ou presque n’est indiqué. Pas de panneau aux croisements, très peu de distance, aucun nom de lieu-dit ou autre. On aime ou pas, mais ça change de chez nous. En fait la plupart du temps le relief facilite les choses : on est presque tout le temps dans une vallée (un “Glen”), et on repère assez facilement les sommets (les “Ben”). On a pas essayé dans la purée de pois totale, mais jusqu’à maintenant on ne s’est jamais paumé (même si on n’est pas toujours là où on croit être, bien sûr !).
Voilà pour les généralités, pour le résultat en photos voici une belle série avec quelques randos :
* Le Ben Ann, dans la région des Trossachs
* Glen Coe, une des plus belle vallée
* Glen Nevis, au pied du toit de la Grande Bretagne (donc le Ben Nevis)
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