Archives pour juin 2008

p1000706.jpg Comme nous devons passer par l’Espagne pour revenir en France, nous décidons de nous attarder quelques jours en Asturie et en Cantabrie au lieu de prendre l’autoroute et de tout remonter d’une traite. C’est ainsi que nous nous retrouvons un soir sur le parking d’une plage Asturienne, le camion vide de vivres.
Fort heureusement, l’Espagne est un pays plein de ressources et le petit resto de la plage va sauver une soirée partie pour être une soirée “nouilles-sauce tomate”.
ET c’est parti pour une assiette de calamars et de rougets; et quand je dis assiette de calamars c’est bien la vérité… car il n’y a que des calamars, aucun accompagnement.
Faut donc bien faire passer ces petites bebêtes (fort bonnes au demeurant) avec un p’tit quelque chose.
Et il faut savoir que l’Asturie est réputée pour son cidre… trés brut, trés peu sucré, trés sec.

Le cidre coûtant 2,20€, on décide d’en prendre un verre (”una copa de sidre pour favor”)… et l’on voit arriver 1 serveur, 2 verres et 1 bouteille de cidre et là on s’interroge; surtout lorsqu’il nous sert 2 mini verres.
Et pas n’importe comment ! Ah ça non, là bas le service du cidre c’est toute une tradition à laquelle l’Asturien ne dérogerait pour rien au monde.

Leur cidre ayant assez peu de bulles, il faut bien l’agiter avant de le servir… aussi le servent-ils d’environ 1 mètre de haut en tenant la bouteille trés penchée. Auant vous dire qu’ils en mettent partout mais c’est comme ça que ça se boit. Ils en servent trés trés peu et il faut le boire cul sec pour ne pas qu’il perde ses bulles.
Une fois ceci effectué, le serveur repose la bouteille et nous lance en espagnol une phrase incompréhensible… nous on fait bien sûr oui oui de la tête. On a lu dans le guide qu’il ne faut jamais se reservir soi même du cidre alors on attend que le serveur vienne nous reservir… sauf qu’il ne le fait pas et que nous on s’étouffe dans nos rougets.
Alors on espionne un peu les autres tables pour voir comment ils s’en sortent mais ça ne nous aide pas.

Je (j’insiste sur le je) prends donc mon courage à 2 mains et demande au serveur ce que l’on doit faire. Sur un air de “pauvres français, ils sont un peu benêts” il nous montre comment nous servir en tenant bien haut la bouteille et nous encourage à nous servir.
On le fait, jusqu’à ce qu’il reste un petit fond dans la bouteille.
Grand dieu, vous ne le saviez pas? Ici on ne boit jamais le fond de la bouteille.

C’était bon, quoique trés différent du cidre que nous avons l’habitude de voir en France, mais il en reste pas moins que nous ne savons pas comment cela va nous coûter.
Il s’avèrera, à la lecture de la note, que c’est la bouteille toute entière qui coûte 2,20€ !!

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p1000616.jpg Aprés avoir détaillé les séquences “plages” et “villes” du Portugal, il est désormais temps d’ébaucher les contours d’une campagne portugaise haute en couleurs … et en chaleur.
Sur la route du retour vers la France, nous avons décidé de nous arrêter dans un coin du Portugal, à la fois trés paumé (car loin des bonnes routes et des grandes villes) et trés connu pour ses gravures rupestres.

Dans les années 1990, EDP (Electricité Du Portugal- on s’en serait douté) a vu dans la vallée du Coa un site exceptionnel pour la création d’un barrage destiné à alimenter en électricité 20 % du pays. Et il est vrai que la vallée semblait y être destinée… une rivière importante, pas trop de dénivellé et une vallée resserrée tout comme il faut.
Alors que débutent les études en 1994, des voix s’élèvent pour défendre des pierres gravées dans les roches de la vallée. En effet, sur plus de 17 km la vallée regorge de gravures à l’air libre qui, jusqu’en 1994, n’intéressaient personne… chacun croyant qu’elles dataient de quelques sièces tout au plus et n’y faisant plus attention.

L’arrêt du projet du barrage et quelques chantiers de fouilles plus tard, il s’est avéré que la vallée du Coâ (prés de Villa Nova de Foz de Coa) renfermait de multiples sites paléolithiques d’art rupestre; de grandes plaques de schiste y ont été gravées il y a 35 000 ans en forme de cerfs, de taureau, de chèvre ou même de poissons.
L’histoire ne dit pas où le Portugal a trouvé l’électricité qui lui manquait.

Le parc archéologique que nous avons visité (sous la houlette obligatoire d’un guide) vaut le coup d’oeil pour ses nombreuses gravures qui sont restées absolument intactes. A la question que nous avons posé sur les problèmes d’érosion, le guide a répondu que le schiste présentait la caractéristique de s’effeuiller sur sa partie horizontale mais pas sur sa face verticale. Et c’est justement sur ces faces là que les hommes préhistoriques ont gravé leurs dessins… et 35 000 ans aprés, on a du mal à y croire.
Au plaisir de la visite historique à proprement parler s’ajoute celui de la contemplation du paysage. Dans cette région du Portugal, 3 produits se partagent la vedette… la vigne, l’amandier et l’olivier.
La vigne n’est pas partout, seulement sur les coteaux les plus ensoleillés et plantée toujours de manière trés géométrique. L’amandier et l’olivier quant à eux poussent dans le même champ, en quinquonce. Un olivier, un amandier, un olivier, un amandier et ainsi de suite.
Parfois un pigeonnier vient rompre cette belle harmonie géométrique.
Vraisemblablement la plus belle saison pour visiter la vallée est le printemps, lorsque les amandiers sont en fleurs … mais aussi lorsque le soleil ne cogne pas aussi fort.
Le Routard indique que la température peut monter en été jusqu’à 50, pour nous seulement 30° mais cela suffit déjà pas mal.
Heureux les hommes préhistoriques au temps des glaciations !!!

Cette région trés agricole, trés chaude en été et trés froide en hiver est l’un des plus importants foyers d’éligration des portugais vers la France. Dans un village de 100 habitants, nous avons d’ailleurs croisé 3 vieilles voitures immatriculées dans la région parisienne.

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dsc_9583.jpg Le Portugal est un pays qui propose parfois des lieux assez inattendus, de ces lieux un peu mystiques qui attirent les artistes, les écrivains mais aussi parfois les esprits les plus fantaisistes. La ville de Sintra, à une vingtaine kilomètres à l’Ouest de Lisbonne, en est un bon exemple. On y trouvera aussi bien d’imposants manoirs que des maisons abandonnées, des palais fantaisistes genre Belle au Bois Dormant qu’une forteresse Maure en ruines. A croire que tous les riches et puissants de cette région du Portugal ont voulu un jour y ajouter leur propre construction délirante. Un roi Portugais du 19ème y fait  construire un château dans un style bavarois multicolore (Palacio nacional da Pena), tandis qu’un propriétaire ayant fait fortune au Brésil y fera plutôt un palais néogothique entouré d’un jardin mystérieux évoquant l’Enfer de Dante (la Quinta da Regaleira)… Loins d’être passionnés par l’architecture fantaisiste, et carrément dissuadés par des prix qui le sont eux aussi, nous nous contenterons de la visite du Palacio nacional de Sintra, palais du 15ème beaucoup plus raisonnable mais tout aussi impressionnant. La ville vaut aussi le détour rien que pour son cadre, tant la forêt y est luxuriante et omniprésente, et la vue des tourelles d’un manoir rose vif qui surgissent de la verdure est finalement plutôt agréable…

Autre région, autre lieu mystique : la forêt de Buçaco. Un micro-climat et des centaines d’espèces indigènes et exotiques (du cèdre libanais à la fougère géante en passant par les magnolias,les eucalyptus et les chênes-lièges) font de cette forêt un endroit particulier reconnu depuis des siècles. Les moines qui l’ont longtemps entretenu sont aujourd’hui partis et leur monastère a été transformé en hôtel, mais il y règne toujours une atmosphère assez solennelle. Aors que le soir de notre arrivée il régnait un grand ciel bleu, nous sortons nous promener le lendemain matin sous un ciel très bas, et la brume nous rejoint vite alors que nous grimpons dans la forêt, ce qui ajoute encore à l’ambiance…

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Voici 1 mois que nous sommes partis (enfin plutôt 4 semaines comme dirait Jérémy) et il est grand temps de faire un point sur nos sites préférés. Nous avons décidé de faire chacun le nôtre car Jérémy et moi n’avons bien sûr pas les mêmes goûts. On l’appelera le Top 5 du mois.

Number 5 (c’est à dire celui que j’ai le moins préféré parmi tous les sites que j’ai préféré - vous me suivez ?): le monastère de Bélem - Lisbonne - PORTUGAL.
A visiter les yeux fermés (attention métaphore) et à conseiller même aux plus réfractaires (dont je fais un peu partie) à l’art religieux.

Number 4 : la plage de Marina - prés de Carvoiero- PORTUGAL
Une plage de sable blond, une mer translucide, de gros rochers érodés, un super spot à camping-car et 2 français qui se baignent (enfin qui se trempent) dans une eau à 16 degrés.
Le pied !

Number 3: Le parc national de Doñana - ESPAGNE

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A ne pas manquer si vous passez par là bas et s’il vous vient l’envie de voir canards, hérons, cigognes, grues et autres oiseaux à grandes pattes dans un site protégé et trés calme.
Et si en plus tout ça se fait au crépuscule …

 

 

 

 Number 2: L’aquarium de Lisbonne - PORTUGAL
Si jamais vous ne l’aviez pas compris à la lecture du précédent post … et bien j’ai beaucoup aimé.
Pour 11€ par personne, on s’en met plein les mirettes, tant les grands que les petits.

Et là, roulement de tambour pour annoncer le Number 1: l’Alhambra - Grenade - ESPAGNE

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Epoustouflant, surprenant, grandiose, fleuri… les épithètes se  bousculent pour qualifier l’Alhambra, ses palais et ses jardins.
THE visite de Grenade, voire de l’Espagne à ne rater sous aucun prétexte.

 

 

Mais un classement n’est pas un bon classement sans prix du jury qui aujourd’hui, 17 juin 2008, est attribué … au Salmorejo de Courdoue; cette soupe de tomate au pain; au goût si inimitable que je pourrais en manger … beaucoup.

 

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Obidos est un charmant petit village de l’arrière pays Estremaduran qui a fait naître en nous des sentiments contradictoires, d’où ce présent post en forme de coup de coeur et de coup de gueule.

Le coup de coeur:
Nous avons beaucoup aimé ce village médiéval où différentes couleurs se mêlent (le gris-marron des murailles et de l’aqueduc trés bien conservés, le blanc des maisons et les rose, bleu et jaune des fleurs qui agrémentent la quasi totalité des maisons).
Le village est composé de 3 rues principales parallèles, la première étant la rue “touristique” remplie de marchands du temple et les deux autres des rues plus calmes et donc beaucoup plus jolies.
Ici pas de monument à visiter et pas de deniers à sortir, il suffit juste de se balader dans les ruelles ou le long des remparts… avec un be-mol cependant pour le tour des remparts extrémement dangereux. Un coup de vent, une bousculade et hop vous vous retrouvez 15 mètres plus bas sans que ça n’affole personne. Les responsabilités juridiques n’ont pas l’air de faire trop peur aux mairies.
La quiétude du village est tout de même un peu contrebalancée par les groupes de touristes Portugais, tous affublés du même t-shirt qui hurlent “Portugal futebol”.
Bon vous l’aurez compris, ça c’était le moment coup de coeur.

Le moment coup de gueule se déroule avant la visite d’Obidos lorsque nous devons garer le camion. Nous sommes d’abord toute à notre joie de voir qu’il y a une aire pour camping-car dans le village, et pour cause c’est la première fois que nous en trouvons une au Portugal. L’aire comporte tous les services ordinaires et c’est payant mais ça, en soit, c’est un peu normal; encore plus dans un pays où l’eau se fait relativement rare.
Par contre, là où ça l’est moins, c’est lorsqu’il faut payer pour juste se garer. Vous allez me dire que ce n’est pas bien surprenant dans une ville touristique, sauf que la ville toute entière est en stationnement gratuit. Il y a d’immenses parkings partout et ils sont tous gratuits, pour les voitures et même pour les bus… mais bien sûr interdits aux campings car.
On aurait bien sûr pu faire preuve de désobéissance civile et s’y mettre quand même mais nous y aurions été tous seuls.

Même si la somme du parking était dérisoire (2,5€) nous sommes partis d’Obidos avec le sentiment d’avoir été rançonnés en tant que camping car alors que les bus de 50 japonais ne payaient rien.
Toujours la même rengaine du camping-car non consommateur, à la différence du japonais.

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