Archives pour mai 2008

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Généralement les vacances c’est bien, mais on est toujours pressés, en tous cas en ce qui nous concerne. On a toujours envie de voir le maximum de choses, de faire le maximum d’activités, d’emmaganiser le plus de souvenirs et d’images et souvent au détriment du repos (ce qui vous en conviendrez est un peu l’objectif des vacances).
L’an dernier nous sommes partis 15 jours en Croatie et on a tout fait (du nord au sud et de l’est en ouest). C’était super mais a posteriori on a regretté d’avoir tout vu et de ne pas avoir plus profité des supers coins trouvés au hasard et dans lesquels on se sentait bien.

Alors pour cette fois ci (et ces grandes grandes vacances ci), on a décidé que ce serait différent, et que nous ne verrions pas tout. De toutes façons, même si on le voulait, on ne pourrait pas, 3 mois ne suffisent pas à visiter l’Europe de l’ouest… alors autant profiter de ce que l’on trouve joli et prendre le temps de se reposer.

Tout ça pour dire que prendre son temps, c’est bien et ça fait du bien. Dans une vie généralement bien remplie (et je parle en général et pour tout le monde) avec le travail, les enfants, les activités quotidiennes on a finalement assez peu de temps pour prendre son temps.
Ces 10 premiers jours en Andalousie se remplissent donc trés bien (visites, restos, un peu de route aussi) et l’on ne s’ennuie pas mais sans que l’on se stresse … et c’est cool.

Bon vous allez bien sûr me dire que nous avons la possibilité de prendre notre temps avec autant de vacances et ce sera bien vrai, mais que l’on ait 15 jours ou 15 semaines de vacances, c’est le même constat.
Alors pour finir, “Rien ne sert de courir, il faut parfois choisir de ne rien faire” (citation de La Fontaine revisitée par Caroline).

Pour méditer tout ceci, cliquer sur les photos ci-dessous,

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dsc_8758.jpg Le moment phare de notre visite de Grenade arrive : la visite de l’Alhambra.
Pour les incultes (dont nous faisions bien évidemment partie avant d’y aller…), l’Alhambra est une forteresse surplombant la ville depuis une colline, construite par les Arabes à l’époque où ils dominaient la région. En 1492 le Sultan est contraint d’en remettre les clés aux Rois Catholiques Espagnols, ce qui met un terme à l’aventure Arabe en péninsule ibérique.
Nous découvrons qu’il s’agit en fait plus qu’une simple forteresse, mais presqu’une cité, comprenant des palais, une citadelle, une résidence d’été et des jardins. On passera vite sur la relative difficulté pour accéder au site (nombre de places limité par jour, nécessité de réserver sous peine d’arriver très tôt pour faire la queue, horaire fixé à l’avance pour visiter les palais…) pour aller à l’essentiel, qui est de vous permettre d’imaginer la beauté de ce site qui est le plus visité d’Espagne.
En passant les remparts, on découvre une place, quelques jardins et un énorme palais Renaissance tout ce qu’il y a de plus banal. Charles Quint n’a effectivement rien trouvé de mieux à faire que d’ajouter son palais à lui en plein milieu du site, et on voit vite que lui et ses architectes n’avaient pas le bon goût et le talent de leurs prédécesseurs. Son palais accueille aujourd’hui des musées et des expositions, et on y accède librement.

dsc_8677.jpg La visite démarre vraiment avec l’entrée dans les palais Nasrides. On traverse un ensemble de salles, corridors et patios et on ne peut s’empêcher d’être admiratif devant la finesse des gravures murales, des jeux de couleurs, des azuleros et l’harmonie de l’ensemble. Ceux qui ont eu la chance d’aller au Maroc se représenteront très bien tout cela, pour les autres il vaut mieux jeter un oeil aux photos. La photo dans ce genre de site devient tout de suite un art différent : pas seulement pour trouver le meilleur cadrage et bien gérer la lumière, mais surtout pour éviter d’avoir un gros Allemand tout rouge qui vient se glisser au dernier moment en plein milieu, ou alors pour arriver à cacher la famille avec ses 2 poussettes qui ne bouge pas depuis 10 minutes derrière une colonne ou une fontaine appropriée… Bref je vous laisse admirer les quelques images que nous avons pu faire malgré tout.

A la sortie des palais, on traverse les jardins du Partal, qui en jettent déjà pas mal, avant de se diriger vers ceux du Generalife, la résidence d’été des souverains. Même sans être un grand fan des jardins je dois avouer avoir pris beaucoup de plaisir à les parcourir. Entre les jardins en terrasse, les fontaines, les bassins, les tonnelles, on ne sait plus vraiment où regarder et où aller mais on y prend goût.

Bon vous allez dire que des palais et des jardins il y en a un peu partout, et que ceux là sont très jolis mais bon qu’il y en a des tas d’autres dans d’autres styles qui sont aussi pas mals du tout. Et bien d’accord, mais combien datant du moyen-âge ont autant d’allure ? Le caractère vraiment unique de ce site, c’est d’avoir été érigé à une époque où le reste de l’Europe s’occupait avant tout d’entasser des pierres pour faire des donjons, des remparts et des tours, et pas des patios fleuris avec des fontaines… Non vraiment ils avaient très bon goût ces arabes !
dsc_8798.jpg La dernière partie du site, l’Alcazaba, est une citadelle fortifiée massive et donc forcément beaucoup moins agréable, mais qui permet d’avoir des vues splendides sur la ville et même la Sierra Nevada. La visite terminée, nous redescendons en ville à la recherche de nos prochaines tapas…

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Plantons le décor: La Alpurraja est un massif montagneux de la Sierra Nevada au sud est de Grenade réputé pour plusieurs raisons.

Alors dans un ordre décroissant d’importance pour nous; la randonnée, le jambon (el jamòn iberico), les magnifiques paysages et les villages blancs typiques de cette région. Le massif est relativement difficile d’accés (tout au moins en camion), tant les routes sont étroites et les espagnols au volant pas forcément trés courtois, mais vaut le coup d’oeil. A cette période tous les côteaux sont remplis de gênets et de pelouse alpine trés trés verte; faut dire que la fonte des neige bat son plein et que l’eau est partout.
Au milieu de toute cette verdure; des petits villages blancs échelonnés en terrasses qui peuvent comprendre au moins 200 mètres de dénivellé entre le “bajo” et le “alto”.

Passées ces quelques considérations bucoliques, passons aux choses sérieuses et aux 2 raisons de notre venue dans cette région:
- prendre l’air (même si à cette période il ne fait pas encore trés chaud, même sur la côte) et faire de la randonnée. Toutes les randonnées démarrent d’environ 1500 à 1600 mètres (altitude moyenne des villages), ce qui pourrait donner lieu à croire que les randonnées sont pas compliquées. J’y ai cru… et j’en suis revenue !

Dans cette région, s’élève le sommet le plus elevè d’ESpagne continentale (”el Mulàcen- 3481m) et les montagnes sont relativement acérées, ce qui fait que la moindre randonnée un peu intéressante fait vite 1000m de dénivellé minimum.
Première randonnée des vacances au départ de notre camping de Trévélez et premières courbatures ainsi que premier coup de soleil (Andalousie oblige - il fait tout le temps beau).
- goûter aux spécialités culinaires de la région (le jambon cru et en général tout ce qui a trait au cochon).
Bon c’est un secret de polichinelle pour les gens qui nous connaissent et c’est une découverte pour les autres, mais nous on aime manger.
Alors, le salsichon, le chorizo, le lomo (une sorte de bacon), l’assiette des alpurrajas (patate, boudin, saucisson, chorizo, oeuf !!!) nous ça nous fait envie. Et à juste titre !
C’est un peu moins cher qu’en France et c’est délicieux.

Une fois les poumons pleins d’air pur et le frigo plein de bon jambon, on décide de redescendre vers Grenade et son Alhambra… avec néanmoins une petite appréhension car nous n’avons pas réussi à obtenir des billets. Il va donc falloir prendre son mal en patience et faire la queue à l’ouverture en espérant qu’il nous en reste 2.

Hasta luego.

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Après la longue traversée de l’Espagne, il est urgent de ne rien faire. Le Cabo de Gata, à la pointe Sud-Est de l’Andalousie, s’y prête parfaitement. Devenue Parc Naturel, cette région est protégée au moins temporairement de l’invasion du béton ou du plastique qui sévit partout ailleurs ou presque… Ici pas de barres d’immeubles, pas de serres à perte de vue, juste des collines désertiques, des falaises qui se jettent dans la mer, des longues plages de sable et quelques villages presques vides où le touriste se fait plutôt rare en ce début de saison. Le ciel est invariablement bleu, seul le vent qui souffle de midi à la tombée de la nuit vient rythmer la journée. Après une nuit tranquille sur la Playa del Playazo, nous profitons de quelques heures du calme du lieu pour lire et même s’offrir une première baignade. 18 degrés à vue de nez, c’est peu sachant que nous n’allons pas rencontrer d’eau bien plus chaude en progressant vers l’Atlantique ! Nous passons une deuxième nuit sur la Playa de Mónsul, au milieu de laquelle trône un immense rocher, avec en prime la vue sur les vagues au petit matin avec le soleil levant. Et dire que nous hésitions à faire halte dans cette région…

Demain nous quitterons la côte pour prendre un peu de hauteur, à nous les Alpujarras et la Sierra Nevada !

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12h00 pétantes ( détrompez-vous, ca fait dèja 3 heures que l’on charge le camion, et même plutôt 3 semaines !) c’est le grand départ. Le camion est plein à ras bord et le coffre de toit aussi !
Après les au revoirs et la traversée non dépaysante de Grenoble, nous voilà dèfinitivement partis et dèja en vacances.
Petit arrêt chez ma grand mère près de Béziers (pour faire le plein de nourriture) et le ruban d’autoroute se déroule sous les pneus de notre fier camion… pour un peu plus de 1500 km avant l’Andalousie !

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